Félicien Rops handsigned & handcolored etching (eau-forte)

20.000,00€

Félicien Rops superbe etching in wooden marquetry frame

Titled : ‘Suffisance’

Handsigned and handcolored

Reference : Exteens#906

Size frame : 33 x 23 cm

Size image : 21 x 12 cm

Origin : family heritage

Category:

Description

Félicien Rops superbe etching in wooden marquetry frame

Titled : ‘Suffisance’

Handsigned and handcolored

Reference : Exteens#906

Size frame : 33 x 23 cm

Size image : 21 x 12 cm

Origin : family heritage

Info on Félicien Rops :

Félicien ROPS :   Namur (B) 1833 – Essones (Fr) 1898

Félicien Rops a tôt le goût de la caricature qu’il exerce au détriment de ses professeurs au Collège de Jésuites ou à l’Athénée de Namur, puis à l’université de Bruxelles où il est le dessinateur de revues estudiantines.

Il suit les cours de l’Académie de Namur.

En 1856, il fonde avec Charles De Coster L’Uylenspigel, journal des ébats artistiques et littéraires. C’est à cette époque qu’il produit nombre de ses lithographies.

Défenseur convaincu d’un art libre, il participe à la création de la Société Libre des Beaux-Arts ; il y côtoiera Artan, Baron, Meunier et participera à l’essor du Réalisme belge.

Il accueille au château de Thozée, demeure familiale qui lui vient de son épouse Charlotte, nombre d’artistes. Baudelaire est de ceux-là.

Rops est rapidement attiré par Paris où il passe plusieurs mois par an.

Il se passionne pour la technique de l’eau-forte où il deviendra un virtuose.

En 1869, il crée en Belgique la Société Internationale des Aquafortistes.

De 1864 à 1871, 34 ouvrages illustrés par Rops paraissent chez Poulet-Malassis, dont les célèbres Fleurs du Mal de Baudelaire, ou encore des ouvrages de Peladan, Mallarmé, Verlaine,…

Paris ne lui suffit plus, et il voyage beaucoup en Europe et aux Etats-Unis.

A 55 ans, il se remet à l’étude avec son ami Rassenfosse. Ensemble, ils inventent un vernis mou, le Ropsenfosse.

Il expose au Cercle des XX dès 1884 et en est membre à partir de 1886.

Il passe les dernières années de sa vie à la Demi-Lune à Corbeil, au sud de Paris.

Il y décède le 23 août 1898 entouré de ses amies Léontine et Aurélie Duluc, de sa fille Claire (voir fiche), de ses amis Rassenfosse (voir fiche) et Detouche.

Appréciation stylistique

Les huiles de Félicien Rops sont pour la plupart à rattacher au Réalisme, qui dépeint la nature non plus selon les canons du Classicisme, mais avec la lumière et les couleurs telles qu’elles sont. Ses paysages sont exquis et sereins.

Mais c’est dans ses estampes, d’abord des lithographies, puis une multitude d’eaux-fortes, comme dans ses dessins, que s’épanouira le plein talent de Rops.

Il crée la “ropsienne”, cette “nudité ornée de notre époque” (lettre à son gendre, Eugène Demolder). Dixit : ‘Une femme puissante, souple, langoureuse…

Beauté fatale qui lui sert à démasquer l’hypocrisie de la société bourgeoise à travers les mœurs du temps ou simplement à traduire le trouble du désir.